Dans ce quatrième opus, Mariana Ramos en appelle une nouvelle fois aux rythmes de ses ancêtres cap verdiens. Les douze titres colorés rassemblés dans Suavidança, dont huit composés par ses soins, chaloupent aux sons de la morna, de la coladeira ou du batucu. Autant de battements que la chanteuse marie subtilement à la samba et aux musiques africaines, qui sont l’autre pendant de son identité, puisqu’elle est née au Sénégal. Sa voix suave et solaire, entourée de cordes et de cuivres, s’harmonise délicatement sur des compositions de Teofilo Chantre et Jorge Humberto, entre autres. Un très beau duo avec Angélique Kidjo, Nzinga Mbandi, vient enfin nourrir un ensemble aux multiples racines, tout en générosité, réduisant les distances entre les continents.